Cinéglobe - Critiques des films à l'affiche par Aline

L'actualité du cinéma- Critiques des films du moment! Archives 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 -2015 - 2016 - 2017

27 octobre 2012

Amour

20121556Drame

drap_francais

flag_de Autriche Film français, allemand, autrichien

Note: 10,5/20

Date de sortie: 10 octobre 2012
Réalisateur:
Michael Haneke
Acteurs principaux:
Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert
Durée:
2h07

Synopsis (Allociné) :
Georges et Anne sont octogénaires, ce sont des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite. Leur fille, également musicienne, vit à l’étranger avec sa famille. Un jour, Anne est victime d’une petite attaque cérébrale. Lorsqu’elle sort de l’hôpital et revient chez elle, elle est paralysée d’un côté. L’amour qui unit ce vieux couple va être mis à rude épreuve.


Ma critique de "Amour": La vieillesse, la mort, c'est quelque chose de triste, la maladie c'est dur socialement et physiquement, pas besoin de vous faire un dessin? Bah si, Michael Haneke en a fait un film.

"Amour" est le film qui a obtenu la Palme d'Or en mai dernier. Premièrement, c'est d'une lenteur à mourir, sans faire de mauvais jeux de mots. Deuxièmement, le sujet est complètement déprimant : la mort à petit feu d'une vieille dame dans son appartement bourgeois, assité par son vieux mari. Troisièmement, la mise en scène très froide laisse place à une émotion hermétique.

Michael ne signe pas un film très distractif, vous l'aurez compris, mais transcrit une vision pleine de vérité sur les relations d'un couple en fin de vie. Il filme la normalité d'un certain point de vue, et avec beaucoup de pudeur. Peu de musique, un huis-clos, des longs silences, des scènes inutiles: il met en avant le réalisme des situations. Le déclin est traduit avec une belle sobriété cinématographique, et des astuces de mise en scène intéressantes. Mais malgré tout, les plans sont beaucoup trop long, pour un rythme à la limite du soutenable.

Les sujet de la maladie, de la vieillesse, de l'amour et de la mort ont le mérite de parler a tout le monde, ce qui rend la réalisation assez touchante du point de vue moral. Au delà de ce couple lambda, le film interroge le spectateur sur son propre vécu, et remet en question nos attitudes face à la vieillesse et la mort. Voilà le sens que l'on peu donner à ce film, qui ne nous apprendra rien de nouveau.

Si Jean-Louis Trintignant est très bien dans le rôle du mari complaisant, la vraie fausse note du film, c'est Emmanuelle Riva, qui dans la première partie du film récite son texte.

Théoriquement, c'est un beau film, mais sur le coup, il faut tenir.

Beaucoup d'ennui et de sincérité pour une émotion pas très dense.

 

Réalisation:    OOCOO

Scénario:       OOOOO

Rythme:        OCOOO

Acteurs:     OOCOO

Émotion:        OCOOO

 

Intéressant? Pourquoi pas

Divertissant? Non

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour sa Palme d'Or au festival de Cannes 2012
-
pour une histoire humaine, susceptible d'une réalité inévitable
-
pour la sobriété de la mise en scène


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- un sujet déprimant (la mort)
- une lenteur qui créer l'ennui
- des dialogues beaucoup trop récités

Posté par Aline Cineglobe à 22:56 - Drame - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 octobre 2012

Después de Lucia

20209185Drame

mexique

Film mexicain

Note: 14,5/20

Date de sortie: 3 octobre 2012
Réalisateur:
Michel Franco
Acteurs:
Tessa Ia, Hernan Mendoza
Durée:
1h43

Synopsis (Allociné) :
Lucia est morte dans un accident de voiture il y a six mois ; depuis, son mari Roberto et sa fille Alejandra, tentent de surmonter ce deuil. Afin de prendre un nouveau départ, Roberto décide de s’installer à Mexico. Alejandra se retrouve, nouvelle, dans une classe. Plus jolie, plus brillante, elle est rapidement la cible d’envie et de jalousie de la part de ses camarades. Refusant d’en parler à son père, elle devient une proie, un bouc émissaire.


Ma critique de "Después de Lucia": Il s'agit d'un drame au sujet éprouvant, à la violence psychologique significative, qui contraste avec la manière de filmer très posée du réalisateur. L'utilisation de plans fixes et de longues séquences semble consentir à la représentation d'une réalité languissante, où chaque seconde dure une éternité. C'est un film assez coup de poing au niveau émotionnel, qui enferme le spectateur dans une violence insoupçonnée et qui devient au fil du récit de plus en plus insistante, voire étouffante.

En effet, après une longue mise en situation, un thème transparaît enfin en surface: le harcèlement moral et physique d'une lycéenne par ses camarades de classe. Le deuil de la mère, suggéré par le titre, est traité de manière très intimiste, laissant de grandes marges d'interprétation. L'histoire se déroule au Mexique, dans un milieu aisé, ce qui participe aussi à l'atmosphère générale. Le scénario à controverse va loin dans sa démonstration, et contribue à créer une ambiance de plus en plus dérangeante. Toute sa force est de laisser le spectateur sans vraiment savoir jusqu'où le calvaire va s'échelonner, tout en créant le malaise par la pudeur des images. Le réalisateur pousse de manière radicale le vice et la transgression à travers la jalousie, la colère, ce qui en fait une leçon toute particulière. A voir avec le morale solide.

Préserver de toute révélation sur le synopsis du film, je me suis laissée prendre à la découverte des personnages, et surprendre par la tournure que prend la gravité du récit. On apprécie le contraste entre la relation très attentionnée entre le père et sa fille, et la suite d'évènements cruels qui arrive tour à tour. La souffrance est montrée par des actes inconsidérés, pas toujours compréhensifs, et par une mise en scène très sobre. Mais là où l'ensemble devient intéressant, c'est quand le récit souligne de près ou de loin de nombreux sujets de société (l'éducation, l'insertion sociale, la jeunesse, la drogue, le deuil, les dangers d'Internet...).

Malgré un sujet traité avec un parti-pris sensible, on peut cependant souligner une réalisation parfois fastidieuse, par des enchaînements maladroits, une fin ouverte qui énerve, un montage pas très fluide, une abscence de musique... ça reste très fabriqué!

Un drame qui met en concurrence les cruautés de la vie contre celle de la nature humaine.

 

Réalisation:    OOOOO

Scénario:      OOOCO

Rythme:        OOOOO

Acteurs:    OOOOO

Emotion:        OOOCO

 

Intéressant? Oui

Divertissant? ...

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour une situation révoltante qui marque les esprits
-
pour les multiples faits de société en jeu
- pour son prix de la sélection "Un certain regard" à Cannes


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- une non fin grrr
- des scènes dérangeantes et difficiles (la scène du gâteau qui donne envie de vomir)
- une photographie peu esthétique

Posté par Aline Cineglobe à 00:57 - Drame - Commentaires [3] - Permalien [#]

07 octobre 2012

Savages

20184017Drame

67564366Film américain

Note: 11/20

Date de sortie: 26 septembre 2012
Réalisateur:
Oliver Stone
Acteurs:
Taylor Kitsch, Aaron Taylor-Johnson, Blake Lively
Durée:
2h10

Synopsis (Allociné) :
Laguna Beach, Californie : Ben, botaniste bohème, Chon, ancien Navy Seal, et la belle O partagent tout. Ben et Chon sont à la tête d’un business florissant. Les graines ramenées par Chon de ses missions et le génie de Ben ont donné naissance au meilleur cannabis qui soit. Même s’il est officiellement produit pour des raisons thérapeutiques, ils en dealent partout avec la complicité de Dennis, un agent des stups. Leur affaire marche tellement bien qu’elle attire l’attention du cartel mexicain de Baja, dirigé d’une main de fer par Elena.


Ma critique de "Savages": La recette de "Savages" mélange la drogue, le sexe, et la violence, avec une énergie relativement crue. Oliver Stone emmène le spectateur au coeur du marché du cannabis pour les amateurs d'histoire mafieuse et d'action agressive. La mise en scène est à mon sens chargée de fioritures bordéliques inutiles, et le rythme repose sur des longueurs parfois maladroites.

L'intrigue sur l'industrie de la drogue semble assez bien étoffée, servie par un panel d'acteurs intéressants. On retiendra notamment la prestation tonique de Salma Hayek. On peut aussi remarquer la nouvelle maturité d'Aaron Johnson. Cependant, malgré le casting frais et singulier, la distribution des rôles n'offre pas de grande surprise (Benicio Del Toro un peu trop bien à sa place). Les personnages ne sont d'ailleurs pas très empathiques, pour un thriller qui manque globalement d'âme et de sentiment. On a plusieurs fois envie de regarder sa montre. Le trio amoureux reste assez transparent, et l'aspect "sans morale" semble une redite.

Une image nerveuse, une réalisation alambiquée, pour un résultat curieux pas totalement convaincant.

 

Réalisation:    OOCOO

Scénario:      OOOOO

Rythme:       OOCOO

Acteurs:    OOOOO

Action:           OOOOO

 

Intéressant? Bof

Divertissant? Bof

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour une réalisation brutale qui a du caractère
-
pour le suspense de l'intrigue
- pour l'univers des cartels sud-américains


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- un manque de simplicité
- une violence assez trash
- la double fin; mouais mouais

Posté par Aline Cineglobe à 00:49 - Drame - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 septembre 2012

Ce que le jour doit à la nuit

20159308Drame

drap_francais Film français

Note: 13,5/20 ♥♥

Date de sortie: 12 septembre 2012
Réalisateur:
Alexandre Arcady
Acteurs:
Nora Arnezeder, Fu'ad Ait Attou, Anne Parillaud
Durée:
2h39

Synopsis (Allociné) :
Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu'il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l'ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d'amour, qui sera bientôt troublée par les conflits qui agitent le pays.


Ma critique de "Ce que le our doit à la nuit": La réalisation s'empare d'un beau souffle romanesque adapté à l'univers du cinéma : de très belles images grâce à une photographie de qualité, une fresque historique teintée par les sentiments, une musique d'ambiance. En ce sens, "Ce que le jour doit à la nuit" est par nature plutôt agréable, à qui aime le genre.

L'histoire se focalise sur le destin du jeune Younes et secondairement sur celui de l'Algérie, sous fond de colonialisme et de guerre d'indépendance. Le découpage temporel survole ainsi les évènements historiques pour s'attacher davantage à l'intimité des personnages, entre amitié, famille et romance. Si la plupart des bons ingrédients sont réunis pour créer l'émotion, il reste cependant des maladresses et des défauts pour atteindre le niveau supérieur.

L'interprétation des acteurs reste assez inégale, ce qui n'aide pas toujours à crédibiliser les personnages ; des scènes touchantes, des scènes plus lourdes, le tri reste assez fébrile. Plus particulièrement, je n'ai pas beaucoup aimé la direction du jeu de Nora Arnezeder, qui est pourtant le personnage clé de la romance. La longueur du film est aussi à double sens, parfois nécessaire, mais souvent elle ne favorise pas une très bonne fluidité de rythme.

Cette fresque intimiste dans le passé chargé de l'Algérie est relativement bien porté à l'écran. Une volonté de beaux sentiments, aux effets pourtant vite limités.

 

Réalisation:    OOOCO

Scénario:      OOOCO

Rythme:        OOCOO

Acteurs:    OOCOO

Émotion:        OOOOO

 

Intéressant? Oui

Divertissant? Correct

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour la très belle photographie et paysages
-
pour l'ambiance touchante du film et sa palette de personnages
-
pour l'apparition de Jacques Frantz, à la voix très connue


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- un film long
- une interprétation très inégale, parfois surjouée
- un style larmoyant qui ne va pas vraiment au bout de l'émotion

Posté par Aline Cineglobe à 01:42 - Drame - Commentaires [5] - Permalien [#]

10 septembre 2012

David et Madame Hansen

20166435Drame

drap_francais Film français

Note: 11/20

Date de sortie: 29 août 2012
Réalisateur:
Alexandre Astier
Acteurs:
Isabelle Adjani, Alexandre Astier
Durée:
1h29

Synopsis (Allociné) : 
David est ergothérapeute. Il exerce depuis peu dans une riche clinique suisse. Alors que, un matin, il manque une de ses collègues à l'appel, on lui confie une patiente à accompagner pour une course en ville : Madame Hansen-Bergmann. D'abord prudent et respectueux du protocole médical, David se montre procédurier. Mais au fur et à mesure qu'il côtoie sa patiente, sa curiosité grandit : tant de provocation et d'insolence, mêlées à de si soudaines vagues de détresse et de chagrin inexpliquées, ne peuvent cacher qu'un grand traumatisme. Ils ne reviendront pas à l'heure prévue…


Ma critique de "David et Madame Hansen": C'est le premier film en tant que réalisateur pour Alexandre Astier, dans un registre assez inattendu, celui du drame psychologique. L'histoire gravite autour de la relation naissante entre une mystérieuse amnésique et son ergothérapeute. Malheureusement, la mise en scène sobre est à double tranchant: d'un côté l'intrigue réussit à maintenir une ambiance assez réaliste et subtile, mais de l'autre, le suspense du scénario s'avère très banal. L'écriture n'est pas mauvaise, mais on ressort quand même avec l'impression d'avoir assisté à un fait-divers sans intérêt.

Le film souffre d'un manque de rythme qui ne le met pas à son avantage. Les idées sont assez éparpillées, avec des personnages secondaires transparents. Même si ce n'est pas toujours très bien joué, le ton particulier du film bonifie l'ensemble et accentue son niveau de curiosité.

Le film semble passé à côté de son potentiel suspense et émotion. Dommage...

 

Réalisation:    OOCOO

Scénario:      OOCOO

Rythme:        OOOOO

Acteurs:    OOCOO

Emotion:        OCOOO

 

Intéressant? Moyen

Divertissant? Correct

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour l'ambiance mystère relative à ce genre d'intrigue
-
pour un Alexandre Astier très investit (écriture, réalisation, musique...)
-
pour les répliques vachardes d'Isabelle Adjani


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- des rebondissements inconsistants
- des intentions pas très bien définies
- un rythme long

Posté par Aline Cineglobe à 00:41 - Drame - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 août 2012

360

20151529Drame

67563973 drapeau_bresil Film britannique, autrichien, brésilien, français

Note: 14/20

Date de sortie: 25 juillet 2012
Réalisateur:
Fernando Meirelles
Acteurs:
Anthony Hopkins, Jude Law, Rachel Weisz
Durée:
1h50

Synopsis (Allociné) : 
Relecture moderne et dynamique de la pièce La Ronde, d'Arthur Schnitzer. Une histoire d'amour chorale où les destins de personnages d'horizons différents s'entrecroisent.


Ma critique de "360": Fernando Meirelles réalise un film choral autour de personnages lambda, de la vie de tous les jours, reliés par des relations professionnelles, familiales ou amoureuses difficiles (adultère, prostitution, rupture...). En ce sens, le film décrit des situations sans véritable action, des tranches de vie sans véritable scénario, avec un désintérêt qui peut parfois s'étirer en longueur.

Il s'agit davantage d'un regard philosophique sur le destin et les choix que nous faisons. Les personnages sont globalement mous, mais grâce au jeu des acteurs, ils dégagent tous une aura que j'ai bien aimé.

La mise en scène est assez froide. Même si on tourne à travers des lieux géographiques variés (Londres, Vienne, Paris...), la caméra capte la banalité du quotidien, dans un paysage urbanisé peu avenant et fade. Le rythme est inégal, lent, avec peu de musique, mais laisse place à quelques passage sous tension vraiment intéressants (à l'aéroport, le job du Russe).

Le découpage des histoires est assez étrange, et les personnages ne se croisent pas beaucoup dans ce "360". Malgré tout, les actes et les issues de chacun s'emboîtent avec une certaine subtilité. Si un personnage change une de ces actions, les répercussions se font sur tout le maillon de la chaîne. La pensée reste neutre: on ne sait pas si c'est pour un bien ou pour un mal. Je trouve ça assez juste.

La noirceur des situations, la neutralité du rythme, et la photographie grisâtre sont suffisament nuancées pour créer une mélodie aux personnages et une conclusion satisfaisante.

 

Réalisation:    OOOCO

Scénario:      OOCOO

Rythme:       OOCOO

Acteurs:   OOOOO

Emotion:        OOOOO

 

Intéressant? Oui

Divertissant? Correct

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour les lieux et les acteurs multinationalités (Hopkins, J. Law, R. Weisz...)
-
pour des pics de suspense qui dynamise l'intrigue
- pour la conclusion finale pas dans la déprime malgré les sujets lourds abordés


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- une avalanche de scènes "neutres" qui étire les minutes
- un montage particulier, des morceaux "juxtaposés" et irréguliers
- limité en émotion et en action

Posté par Aline Cineglobe à 15:50 - Drame - Commentaires [2] - Permalien [#]

14 août 2012

A coeur ouvert

20159851Drame

drap_francais Film français

Note: 13,5/20

Date de sortie: 8 août 2012
Réalisateur:
Marion Laine
Acteurs:
Juliette Binoche, Edgar Ramirez, Hippolyte Girardot
Durée:
1h27

Synopsis (Allociné) : 
Mila et Javier sont tous deux chirurgiens du cœur.
Mariés depuis dix ans, ils ont deux passions : leur amour et leur métier.
Mais Mila tombe enceinte, contre toute attente, et la perspective d'un enfant remet en cause l’équilibre de leur relation. Le penchant pour l’alcool de Javier devient alors une réelle menace…


Ma critique de "A coeur ouvert": Un drame sur l'amour et l'alcool au sein d'un couple de chirurgiens dont le contexte et les dialogues semblent assez authentiques. Les ambiances du bloc opératoire, de l'appartement, du zoo, délivrent une atmosphère bien trouvée. Le point de vue intimiste adopté sur les conséquences de l'alcool est subtilement nuancé. Voilà pourquoi "A coeur ouvert" révèle avant tout une grâce touchante sur le quotidien périlleux des personnages.

Le contenu du scénario n'est pas très étoffé, préférant combler les vides par une approche entreprenante de la caméra; des plans sensuels, des mouvements stylisés... Il en résulte deux majeurs défauts; 1- le temps se fait long, 2- la réalisation accentue excessivement le pathos. Cependant, c'est aussi ce qui en fait une réalisation soignée.

Le jeu des acteurs est au centre des sentiments, avec quelques inégalités de ton. Edgar Ramirez, malgré ses efforts et son charme latino, est relativement fade, pas toujours très juste. Juliette Binoche en fait parfois trop, mais fournit une qualité d'interprétation qui se prête bien au jeu.

L'alternance de passages forts et de passages très ordinaires semblent parfois tourner à vide; la réalisatrice se contente de décrire des émotions sans réellement les faire ressentir. Le souffle mélodramatique est ascensionnel, penché sur un exercice de style ambitieux.

Une ambiance intime et passionnelle, qui n'arrive pas à contrer l'ennui qui s'installe chez le spectateur.

 

Réalisation:    OOOCO

Scénario:      OOOOO

Rythme:        OOCOO

Acteurs:    OOOOO

Emotion:        OOCOO

 

Intéressant? Oui

Divertissant? Correct

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour le point de vue nuancé sur les ravages de l'alcool et de la passion amoureuse
-
pour l'écriture soignée
-
pour des sentiments et des séquences fortes


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- l'enjeu est relativement inconsistant
- le caractère maniéré et répétitif de certaines scènes créent des longueurs
- une relecture de la passion amoureuse qui "se croit" un peu trop

Posté par Aline Cineglobe à 15:18 - Drame - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 août 2012

Laurence anyways

20138436Drame

drap_francais Film français

Note: 13/20

Date de sortie: 18 juillet 2012
Réalisateur:
Xavier Dolan
Acteurs:
Melvil Poupaud, Suzanne Clément, Nathalie Baye
Durée:
2h39

Synopsis (Allociné) : 
Laurence Anyways, c'est l'histoire d'un amour impossible.
Le jour de son trentième anniversaire, Laurence, qui est très amoureux de Fred, révèle à celle-ci, après d'abstruses circonlocutions, son désir de devenir une femme.


Ma critique de "Laurence Anyways": Une mise en scène maniérée, des effets visuels kitsch, une bande son épileptique, un sujet singulier, et une durée totale de 2h39, sont à souligner pour le nouveau film du jeune réalisateur Xavier Dolan. Une histoire d'amour tout en longueur, pimentée par la tragédie d'une étrange révélation; Laurence, l'homme du couple, ressent la volonté d'être une femme.

Le manque de simplicité n'est pas un défaut, mais le manque d'authenticité du personnage de Laurence confère un aspect plus maladroit aux émotions. On ne cerne pas toujours très bien ses intentions, même si la vraie idée du film est la confusion entre travestissement et hétérosexualité. L'interprète Melvil Poupaud propose un jeu trop inégal et hautain, contrairement à sa parteniare Suzanne Clément qui libère une véritable puissance scénique. En effet, le personnage féminin vole ici la vedette au complexe sujet de la transexualité.

L'ensemble est parfois intéressant, parfois très long, confus, mais a le mérite de proposer un langage très personnel.

Malgré une évolution psychologique répétitive, cette histoire d'amour dépassant les codes de la société n'est pas banale.

 

Réalisation:    OOOOO

Scénario:      OOOOO

Rythme:        OOOOO

Acteurs:    OOOOO

Emotion:        OOOOO

 

Intéressant? Oui

Divertissant? Inégal

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour le sujet de la transexualité
-
pour l'esthétique particulière du cinéaste
-
pour quelques moments forts (personnage de Fred et interprétation de S. Clément)


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- un aspect clip qui s'éternise pour le spectateur
- le jeu de Melvil Poupaud est en dessous des attentes
- mise en scène guimauve à la menthe

Posté par Aline Cineglobe à 12:44 - Drame - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juillet 2012

Jane Eyre

20142694Drame, romance

6756436667563973 Film américain, britannique

Note: 15,5/20

Date de sortie: 25 juillet 2012
Réalisateur:
Cary Fukunaga
Acteurs:
Mia Wasikowska, Michael Fassbender
Durée:
1h55

Synopsis (Allociné) : 
Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...


Ma critique de "Jane Eyre": Cette nouvelle adaptation du roman de Charlotte Brontë persiste dans une approche très académique du sujet. L'atmosphère romanesque est bien maîtrisée, grâce aux décors d'époque, une belle photographie, mais surtout grâce à la justesse d'un rythme lent et bien posé. Réservé à ceux qui aiment les histoires d'amour au beau milieu de la campagne anglaise.

L'ambiance aux notes graves est teintée de sentiments et de questionnements sur la passion et l'amour. Le film repose en partie sur l'interprétation crédible des acteurs. Michael Fassbender et Jamie Bell sont charmants, Mia Wasikowska est naturelle, bien que son expression introvertie finit par être lassante. La réalisation joue sur les lumières, les silences, les violons et les flash-back; un climat à la fois tendre qui peut aussi se révéler très froid.

Une mise en scène aussi classique que réussie: touchante et élégante.

 

Réalisation:    OOOOO

Scénario:       OOOOO

Rythme:        OOOOO

Acteurs:   OOOCO

Emotion:        OOCOO

 

Intéressant? Oui

Divertissant? Oui

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
-
pour une belle mise en scène, posée et efficace
-
pour le charme des acteurs
- pour un romantisme constipé [passez-moi l'expression] qui ne fait pas de mal


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- pour ceux qui sont déjà rebutés par l'affiche (qui parle d'elle même)
-  une ambiance un peu austère
- sans trop de surprises

Posté par Aline Cineglobe à 17:55 - Drame - Commentaires [2] - Permalien [#]

20 juillet 2012

Holy Motors

20135961Drame

drap_francais Film français

Note: 13/20

Date de sortie: 4 juillet 2012
Réalisateur:
Leos Carax
Acteurs:
Denis Lavant, Edith Scob, Eva Mendes
Durée:
1h55

Synopsis (Allociné) : 
De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?


Ma critique de "Holy Motors": On ne peut pas nier que "Holy Motors" est une drôle d'expérience. Le réalisateur nous transporte dans un univers très atypique, au coeur du surréalisme. C'est tellement intrigant, qu'on ne sent pas toujours à la hauteur de comprendre toutes les intentions de Leos Carax.

En effet, l'histoire est vraiment étrange, marquée par des allégories sur le monde du cinéma. Nous suivons un certain Monsieur Oscar qui parcourt la ville dans sa limousine, et qui réalise d'étrange missions: l'incarnation de différents personnages à travers des rôles de composition. Ainsi, au fur et à mesure des séquences, celui-ci peut devenir aussi bien un père de famille qu'une immonde créature.

C'est à la fois surprenant, long, n'importe quoi, parfois osé, mais le résultat est surtout inventif, à la fois dans les personnages, et dans les détails (les pierres tombales^^). Le visuel est soigné, sobre mais riche artistiquement parlant. Le comédien Denis Lavant se métamorphose avec une grande habilité.

Au final je ne sais pas trop quoi penser de ce patchwork de personnages et d'histoires bizarres (avec des scènes parfois au goût douteux). On retient de fortes situations, mais malgré la diversité des décors, d'autres m'ont carrément endormie. Le problème vient sûrement du manque de rythme donné à tout ça, beaucoup trop monotone. Les enchaînements sont longs, les histoires inégales, avec un développement parfois pénible, et ce sentiment de ne pas toujours rentrer dans le trip de la démarche.

Un périple véritablement étrange et déconcertant.

 

Réalisation:    OOOCO

Scénario:      OOOOO

Rythme:        OOCOO

Acteurs:    OOOOO

Emotion:        OCOOO

 

Intéressant? Oui

Divertissant? Moyennement

 

3 bonnes raisons d'aller voir ce film au cinéma:
la conversation des limousines, l'envoutante K. Minogue, Mr Merde, les contorsionnistes
-
pour l'originalité de la mise en scène
-
pour les différents messages à décrypter


3 bonnes raisons de quitter la salle avant le début:
- des longueurs parfois pesantes
- dans l'ensemble un peu trop muet...
- c'est quand même très spécial^^

Posté par Aline Cineglobe à 01:06 - Drame - Commentaires [0] - Permalien [#]